En 1986, la Cour de cassation a posé le principe selon lequel "nul ne doit causer à autrui un trouble anormal de voisinage".
Lorsque ce trouble excède les inconvénients ordinaires du voisinage, il engage la responsabilité de plein droit de son auteur (Cass. Civ 2, 19 novembre 1986, n°84-16.379).
La loi n°2024-346 du 15 avril 2024 a introduit ce principe dans le Code civil, à travers un nouvel article 1253.
Cet article précise que le propriétaire, locataire, occupant sans titre, maître d’ouvrage ou exploitant à l’origine d’un trouble anormal est responsable de plein droit du dommage causé, sans qu’il soit nécessaire de prouver une faute.
L’alinéa 2 de ce nouvel article introduit une exception basée sur la théorie de la pré-occupation.
La responsabilité ne s’applique pas si l’activité incriminée :
Si cette loi ne fait que reprendre une jurisprudence constante, elle vise surtout à apaiser les tensions croissantes entre habitants nouvellement installés et exploitants agricoles.
Les plaintes contre les bruits ruraux se sont multipliées, opposant souvent néo-ruraux et agriculteurs. Grâce à cette codification, le coq Maurice et ses congénères sont désormais protégés par la loi.

Le dispositif d'apport-cession prévu à l'article 150-0 B ter du Code général des impôts demeure un outil privilégié pour les dirigeants qui souhaitent céder leur entreprise tout en reportant l'imposition de leur plus-value. Toutefois, depuis la loi de finances pour 2026, les conditions permettant de conserver ce report d'imposition ont été sensiblement renforcées.
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