
Dans un arrêt du 11 février 2026, la Haute juridiction affirme que les parts sociales de SARL ne peuvent pas faire l'objet d'un don manuel.
Cette solution est justifiée par le fait qu'un don manuel suppose une remise matérielle du bien transmis. Or les parts de SARL sont des droits incorporels qui ne sont pas représentés par des titres négociables. Elles ne peuvent donc pas être remises "de la main à la main".
Par conséquent toute donation de parts de SARL doit être réalisée par acte authentique reçu par notaire, sous peine de nullité.
Vigilance particulière pour :
• les transmissions familiales anciennes ;
• les holdings familiales ;
• les opérations préparatoires à un pacte Dutreil ;
• les donations-partages réalisées sans formalisme adapté.
Cette décision pourrait fragiliser certaines transmissions historiques réalisées de manière informelle et invite à procéder à un audit des opérations passées.

Lorsqu'un entrepreneur est marié sans contrat de mariage, il est, sauf exception, soumis au régime de la communauté réduite aux acquêts. Cette situation, souvent méconnue, peut avoir des conséquences importantes sur la détention des titres sociaux et la stabilité de l'actionnariat.
Lire
Par un arrêt du 7 mai 2026 (Cass. 3e civ., 7 mai 2026, n° 24-12.164), la Cour de cassation apporte une précision importante en matière de gouvernance des sociétés civiles immobilières (SCI) : la révocation judiciaire d'un gérant pour cause légitime ne peut pas être prononcée en référé.
Lire
Le dispositif d'apport-cession prévu à l'article 150-0 B ter du Code général des impôts demeure un outil privilégié pour les dirigeants qui souhaitent céder leur entreprise tout en reportant l'imposition de leur plus-value. Toutefois, depuis la loi de finances pour 2026, les conditions permettant de conserver ce report d'imposition ont été sensiblement renforcées.
Lire